SAUVEGARDER LE CHARME DE BEYROUTH

Publié le par Brahim Najem

Depuis plus de trente ans, guerres et reconstructions se suivent, s’enchaînent et s’enchâssent au Liban. L’urbanisme s’édicte dans l’urgence et ne cesse de susciter la controverse. Le Liban subit des mutations urbaines très intenses, avec des mouvements de population massifs (déplacements en raison des destructions et des projets de réaménagement), des bouleversements dans les formes urbaines (destruction/réaménagement du bâti) et plus largement dans l’organisation économique et sociale, ainsi que dans la structure des pouvoirs dans la ville.

Nous nous demandons est ce que la culture a un prix ? Ou bien la culture n’est elle pas un marché , au sens de la rencontre d’une offre et d’une demande ?

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D’une vision économique , l’inflation dans le secteur de l’immobilier , incite les propriétaires a vendre leur terre ou à démolir les anciens édifices afin d’obtenir des gains que les investisseurs sont prêts à débourser pour construire des tours étant donné que le gouvernement n’a presque rien fait pour aider les propriétaires a rénover et à maintenir les vielles structures Le marché de la culture comme tout autre marché est constitué par l’offre émanant du producteur (artiste, auteur, peintre…) et la demande émanant du consommateur (spectateur, lecteur…).La consommation des biens culturels repose sur l’existence d’un actif économique : le goût. En général, en économie, le goût est un facteur qui peut influencer la demande ; tantôt il est tenu pour une variable, tantôt il est considéré constant. Mais, le prix demeure la variable explicative de premier ordre avec le revenu du consommateur. Par ailleurs, pour l’économiste, le goût est un élément déterminant de la demande de biens culturels. La consommation de biens culturels peut relever pour partie, de l’addiction rationnelle. Dans cette perspective, Alfred Marshall écrivait en 1891 dans Principles of economics : « …plus l’homme écoute de la bonne musique, plus il cultive le goût pour la bonne musique ». En d’autres termes, l’individu qui a une consommation culturelle répétitive et prolongée, se retrouvera accoutumer aux biens culturels. Avec le temps, ce goût pour la culture peut se transformer en passion. La consommation de biens culturels et la consommation d’autres biens manifestent une similitude entre eux : la satisfaction d’un besoin actuel et la tendance à accroître la consommation future.

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En suivant un raisonnement économique, le producteur, par rationalité, a un penchant naturel voir vital au profit. C’est ce qui le différencie d’un producteur d’une œuvre d’art nommé également artiste. Ce dernier n’est motivé que par sa création artistique et non par la nécessite matérielle. Le premier a comme raison le calcul alors que le second c’est la passion. L’artiste est à la suite de la création artistique ainsi qu’à la révélation de son talent et dans une moindre mesure la génération du profit.

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Aujourd'hui, tout le monde veut des tours, car à partir du dixième étage ils peuvent voir la mer , la maison est démolie, le jardin détruit et le terrain vendu pour laisser place à une tour. A chaque fois qu'une ancienne maison est démolie, un espace vert disparaît et avec lui des arbres par fois centenaires ,les oiseaux qui vivent dans l'arbre disparaissent aussi et toute une qualité de vie, insiste Mme Hallak. L'unique loi pour la protection des anciennes demeures au Liban date de 1933, à l'époque du mandat français. Ils ont souvent des contacts avec des personnalités haut placées et sont dès lors capables de soumettre les municipalités locales à des pressions considérables, parfois même au mépris de la loi. “La municipalité de Beyrouth cède toujours aux pressions politiques”, affirme Samir Skaff, secrétaire du Parti vert libanais. Ce que l’on devrait se demander, c’est si les touristes viendront à Beyrouth pour y visiter des tours de béton. La disparition des demeures anciennes de Beyrouth représente à la fois une perte économique et une perte culturelle. Avec elles, c'est une partie de notre patrimoine, de l'histoire et de la culture du pays qui disparait.


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Publié dans Cultural

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<br /> <br /> Bob J'adore!! chapeau ;)<br /> <br /> <br /> <br />
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